Recherches sur la thérapie en ligne

Recherches et articles sur la thérapie en ligne :

Bien que récentes, les thérapies en ligne connaissent un grand succès aux Etats-Unis et au Canada où elles sont reconnues comme des thérapies à part entière.

Elles font l’objet d’études et d’évaluations scientifiques, c’est ainsi que la Société Internationale pour la Santé Mentale en Ligne (ISMHO, International Society for Mental Health Online) a mis en place depuis 1999 un groupe d’experts chargés d’analyser des cas cliniques traités par thérapies en ligne.

Les conclusions mettent en exergue que les thérapies en ligne sont non seulement possibles mais aussi efficaces et pertinentes.

En France, le Syndicat national des psychologues (SNP) et la fédération française des psychologues et de la psychologie (FFPP) adherent au principe de thérapie en ligne à la condition qu’un cadre strict soit respecté.

Deux études, menées à l’Université de Pittsburgh, parues dans British Journal of Psychiatry Open, ont montré l’intérêt des thérapies cognitives comportementales (TCC) et des groupes de soutien en ligne dans le traitement des troubles dépressifs et anxieux.

Une étude de l’Université de Bristol a révélé l’efficacité de la thérapie comportementale en ligne dans le cas de patients dépressifs (Revue scientifique médicale britannique The Lancet, août 2009). Les résultats montrent que 42 % des participants traités par la thérapie en ligne se sont remis de la dépression contre 26% de patients ayant reçu leur soin en face à face.

Des chercheurs cliniques de l’Université de Zurich mettent en évidence la preuve scientifique de la valeur égale de la psychothérapie sur internet. Trois mois après la fin de la thérapie, les patients ayant reçu la thérapie en ligne présentaient moins de symptômes que les patients ayant reçu le traitement en face à face. Les chercheurs ont aussi expliqué que l’ordinateur favorisait l’auto-responsabilisation des patients (Psychotherapy via internet as good as if not better than face-to-face consultations).

Une étude menée, en Septembre 2008, à l’école de médecine John Hopkins à Baltimore par le département de psychologie a évalué l’efficacité de la thérapie à distance par rapport au traitement de personnes toxicomanes traitées à la méthadone. 37 patients ont été dirigés de manière aléatoire soit à la thérapie à distance soit à la thérapie de groupe sur place ; après 6 semaines de travail, les patients des deux groupes ont répondu favorablement par la réalisation d’au moins deux semaines consécutives d’abstinence.